La rédaction Monbocage.fr

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C'est un fait scientifique, la tourterelle des bois est en grave declin dans notre bocage ( -71% comme l'annonce l'article produit par notre correspondante de l'Association de Sauvegarde et de Protection des Animaux Sauvage, l'ASPAS).

Pourtant, alors que les autorités publiques sont attendues sur des décisions logiques de protection de l'environnement, il a été décidé de permettre l'élimination de 18000 individus lors de la saison de chasse 2019-2020.

Aussi dissonant que cela puisse paraître , c'est le ministère de la transition écologique qui en a pris la decision récemment.

Une décision que la LPO, Ligue pour la Protection des Oiseaux, compte porter devant le conseil d'état pour une révision de ce choix qui va à contre-sens des attentes publiques pour notre avenir.

Monbocage ne peut qu'appuyer de toute force cette démarche pour sauver la tourterelle des bois, actrice primordiale de notre bocage.

Retrouvez l'article de La Voix du Nord sur ce sujet : cliquez ici

Ça n'est pas un secret, quand on traverse les villages, quand on se promène en forêt, quand on traverse les champs ou plus simplement, quand on passe du temps dans son jardin, on constate que quelque chose a changé ... A la mangeoire, sur les piquets, aux fenêtres, derrière les volets, dans l’établi de papi Roger...c'est le silence total.

Un silence que personne ne remarque si on n’y fait pas attention et pourtant...un silence glaçant.

Nos oiseaux disparaissent ! Ce qui faisait autrefois la richesse de notre belle région, le plaisir des oreilles les beaux jours revenus, l’émerveillement des plus jeunes à la vue de leur premier nid d'hirondelle, l'enchantement des naturalistes qui se régalaient de leurs observations... tout cela disparaît.

État des lieux d'une disparition programmée

Voici une liste non exhaustive des espèces communes dont la population s’effondre. Certaines voient leur statut passer de « préoccupation mineure » à « quasi menacée », comme l’alouette des champs par exemple, tous sont des d’espèces nicheuses et endémiques dans notre belle région.

Resultats sur 20ans :

L'alouette des champs

C'est l'espèce d'alouette la plus répandue en Europe et subit de plein fouet l'industrie agricole

L'hirondelle rustique

Migratrice, elle est également connue sous le nom d'Hirondelle de cheminée ou d'Hirondelle des granges

Le chardonneret élégant

Le chardonneret possède un répertoire de chant très riche et mélodieux

La tourterelle des bois

Son manteau écaillé apparaissant tacheté de noir et ses couleurs sont remarquables

La linotte mélodieuse

Son gazouillis est agréable et doux, son vol vif et léger et sa nidification pas très aboutie

Le moineau friquet

 l'une des espèces commune de moineaux largement répandues en France et en Europe

L'hirondelle des fenêtres

Elle occupe à la fois les paysages ouverts et les environs des habitations humaines

Le coucou gris

Son comportement est caractérisé par la pratique du parasitisme de couvée

Le faucon crecerelle

C'est l'un des rapaces les plus communs de France avec la buse variable et le milan noir

Selon les experts, 1 espèce d'oiseau sur 8 serait vouée à disparaître rapidement. Mais pourquoi ?

 

Les causes principales de disparition

Nombreuses sont les causes imputées à la mauvaise gestion du Territoire et donc par conséquence, l'Homme.

En effet, l'Homme est le premier facteur de disparition de nos espèces d'oiseaux (entre autres).

  • L'urbanisation des lieux naturels 
  • Net recul des jachères et des chaumes hivernaux
  • Disparition des haies
  • Aménagements agricoles de plus en plus moderne et « hermétique » des granges, dépendances et fermes
  • Chez les particuliers, Toits, combles et murs extérieurs lisses et isolés, sans aucunes aspérités pour s'abriter et/ou se reproduire
  • Raréfaction de leur source de nourriture et de leur terrain de chasse

A tout cela s'ajoute également l’épandage intensifs des pesticides moults et variés (!!) qui tue les insectes et les rongeurs environnants. Pas de nourriture pérenne, pas de population pérenne...

Si on nous disait que tous les supermarchés, petits producteurs et fermes allaient se raréfier dans les 50km à la ronde, nous privant de nourriture, cela nous fouterait aussi un coup...dans l'aile.

Rappelons que les oiseaux jouent un rôle majeur au sein de la biodiversité.

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Consommation d’insectes nuisibles à l’agriculture, dissémination des graines pour la reforestation et pollinisation des plantes, quelques faits incontournables témoignant de leur utilité.

Le geai des chênes par exemple aide à la régénération des forêts en cachant les graines des arbres...qu'il ne retrouvera le plus souvent jamais !

Le gros-bec casse-noyaux, oiseau au bec proéminent, dévore les larves de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, un fléau encore actif dans certaines forêts du Nord.

Certaines espèces d’oiseaux se nourrissent de vers blancs, une plaie pour les pelouses de notre région. Plusieurs municipalités suggèrent d’ailleurs à leurs citoyens d’installer des nichoirs et autres abris pour les animaux de la faune ailée...

En bref, Nous avons un trésor entre les mains, Nous avons un héritage à sauvegarder, Notre Bocage, Notre Forêt, Notre AVENIR. Ce combat ne fait que commencer, alors encourageons les bonnes initiatives, sensibilisons les élus, soutenons les décisions qui vont dans le bon sens et adoptons au quotidien des gestes responsables. Nous n'avons qu'une seule planète, protégeons-la.

Sources :

  • http://www.parc-naturel-avesnois.fr/blog/2014/03/28/les-especes-doiseaux-de-la-biodiversite-ordinaire/
  • https://www.europe1.fr/sciences/les-oiseaux-disparaissent-dans-le-ciel-du-nord-3533333
  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-sont-oiseaux-menaces-extinction-france-maj-15602/
  • https://uicn.fr/liste-rouge-france/
  • https://www.nordinfo.com/actualites/le-role-essentiel-des-oiseaux-dans-la-biodiversite/
  • https://wikipedia.fr
  • https://images.google.fr
  • https://monbocage.fr/
  • Évolution des populations d'oiseaux communs nicheurs dans le Nord Pas De Calais (1995-2014) écrit par le GON .Luczak C. 2017

La charte dite de « bon voisinage » (à disposition en fin d'article) , proposée par certaines organisations d’agriculteurs, la chambre d’agriculture, l’état et la préfecture du nord, est une « farce ». Charte à laquelle on tente de faire adhérer, les communes, l’association des maires du Nord et les associations de défense  de l’environnement et de la santé.

Cette charte est intiment liée à l’arrêté préfectoral du 30 novembre  2016 réglementant l’utilisation des produits « phytosanitaires »  pour le département du nord.

L’arrêté préfectoral ne prévoit  aucune distance de sécurité vis-à-vis des habitations et une distance minimale de 5 mètre pour les cultures basses et de 50 mètres pour l’arboriculture des lieux accueillant des personnes vulnérables (hôpitaux, écoles etc.) .

En ce qui concerne les distances la charte reprend les mêmes dispositions que l’arrêté préfectoral de 2016. Pourtant une décision récente du Conseil d’Etat, conteste, un arrêté ministériel  considérant que ces mêmes distances ne protégeraient pas suffisamment les populations.

On considère dans cette charte que les personnes dites vulnérables dont les enfants ne seraient pas à protéger, dès lors qu’elles sont à leurs domiciles, aucune distance des habitations n’étant prévues !

Femmes enceintes, malades, enfants et toutes personnes continueront donc à être exposés sur leur lieu de travail, dans leurs habitations aux pesticides sans qu’ils puissent y trouver rien à redire.  

Cette charte dispose également que les agriculteurs devront choisir entre deux produits similaires. Le produit à « moindre risque », reconnaissant donc implicitement la dangerosité des produits utilisés.

Elle prévoit également sans les préciser, l’utilisation de dispositif anti- dérive dont on peut douter de l’efficacité, puisque les différentes analyses démontrent que les molécules se répandent dans les terres, l’ai et l’eau.

Enfin les agriculteurs doivent connaître les produits qu’ils utilisent et leurs conditions d’applications et s’engagent à n’utiliser que des produits autorisés ce qui est un minima.

 

Elle fait la part belle à l’agriculture intensive n’apporte aucune avancée par rapport à la situation actuelle tant au niveau de la santé des habitants que de la biodiversité.

Comment peuvent-ils oser demander aux associations de défense des victimes des pesticides, de riverains et de protection de l’environnement. Non seulement de ratifier cette charte mais aussi de la promouvoir ?

Cette charte montre la détermination des autorités de l’état et de certains syndicats agricoles à imposer à la population  leur modèle agricole productiviste. Qui plus est en obtenant le consentement de tous à exposer leur santé à des produits dont toutes les études sérieuses montre les dangers !

La Voix du Nord a publié hier un article qui nous a interpellé : Les fascines installées à Jeumont contre les coulées de boue et inondations.

A Jeumont comme dans plusieurs villes de l’Avesnois, des coulées de boue de plus en plus fréquentes surgissent aux abords des champs lors des pluies intenses et s’engouffrent dans les zones habitées. Celles-ci touchent les habitations, bloquent et accroissent le danger de la circulation et provoquent bien d’autres dégâts comme l’érosion des sols. Nous connaissons très bien la cause de ces phénomènes de plus en plus violents et elle est bien reconnue par les administrations publiques : c’est la destruction des haies depuis des dizaines d’années et l’accélération de l’industrie de cultures agricoles intensives.

Replanter des haies en urgence ? Non, dans l’urgence usons d’une solution de facade : Les fascines en périphérie.

Pour se prémunir face à de nouvelles coulées de boue et inondations, la ville de Jeumont a « audacieusement » choisi d’installer des fascines mono spécifiques en périphérie des champs en cause. Ces barrières de bois rudimentaires sont surtout utilisées pour l’érosion éolienne et les rives de cours d’eau. Les utiliser efficacement comme digue de périphérie n’a de réelle efficacité que pour l’érosion continue (vent, cours d'eau) et sont d'autant plus inefficaces pour les champs si elles ne sont pas multipliées à l'intérieur de la surface exploitée. Les experts du génie végétal choisissent aujourd’hui de les utiliser comme base de construction des matériaux vivants pour un enracinement rapide et en profondeur par exemple les plants d’arbres et d’arbustes (les haies dans notre cas). Ces fascines de périphéries ne sont qu’une demi-solution et auraient dû être multipliées à l'intérieur du champ pour ne pas subir à elles seules le flux d'une telle surface. Elles auraient aussi dû être accompagnées de plantations de haies respectant la répartition des essences locales nécessaires à notre biodiversité. Ce choix ne garantit qu’un résultat médiocre au bout de 10 ans à la reconstitution des haies et une capacité de retenu très limitée en cas d'épisode climatique violent (source : Association de recherche sur le Ruissellement, l’Erosion et l’Aménagement du Sol). La solution à adopter est bien d’installer de multiples barrières de protection vivantes à l'intérieur du champ à sa péripherie tout en respectant la diversité des essences locales comme les haies ancestrales de notre bocage.

Benjamin Saint-Huile et la CAMVS n'a jamais exposé cette solution face au collectif.

Ce choix ne peut qu’étonner quand l’on sait que le maire de Jeumont, M. Benjamin Saint-Huile, nous a reçu le 20 juin 2019 lors du conseil d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre dont il est le président et nous a affirmé avec force que replanter des haies était un travail engagé depuis plusieurs années. Cela sans discontinuer au travers du programme : « replantage des haies ». Une réunion de travail a été décidée pour permettre au collectif de rencontrer le « comité environnement » devant présenter l’engagement de l’agglo sur les sujets que nous soutenons. Ce même comité, rencontré le 22 Juillet 2019, nous a affirmé que le replantage de haies d'essences locales était une action accompagnant la protection et le classement de celles-ci dans les PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) au cœur de toutes les communes de L’AMVS. Les propos semblaient bien plus consistants que cette réalisation de fascines mono spécifiques de périphérie.

Un choix incomplet et non garanti dans le temps payé de la poche des contribuables.

13000€, c’est le coût annoncé pour cette opération "fascines" qui n’a pas toutes les garanties d’efficacité et dans la durée. Nous doutons que la facture soit envoyée à l’exploitant des parcelles agricoles en cause et cela serait donc sûrement de la poche du contribuable qui est victime de ces effets néfastes d’une agriculture toujours plus intensive et non respectueuse de l’environnement. Malgré le permanent dialogue entre les administrations et les agriculteurs, ainsi que les travaux déjà entrepris avec des organismes comme le CPIE (aujourd’hui disparu) et le PNR,. Il semble que les actes choisis n’aient d’effet que leur annonce sans permettre de voir un résultat positif, ce qui ne va pas réellement dans le sens du bien être des habitants et de leur avenir. Cela fait des années qu’ils "protègent" et "promeuvent" notre bocage, pourtant à disparaitre malgré l’argent public dépensé.

Les rares images captées lors de coulées de boues et inondations dans l'Avesnois montrent que seules des actions majeurs empêcheront ces catastrophes (vidéos non accélérées).

Lors de plus de deux heures d’échanges le président de l’association Bocage en danger, 3 membres du bureau et un membre du collectif, ont partagé avec le sous-préfet, Alexander Grimaud, et trois de ses collaborateurs, les attentes de la population qui ont provoqué la création du collectif et la prise d’arrêtés par les maires soucieux de la santé de leurs administrés.

Les arrêtés Municipaux : Ce sera direction tribunal administratif pour les courageux maires !

Le sous-préfet maintient donc sa position sur l’incompétence des maires à prendre des arrêtés pour protéger la population de la pollution et des dangers que provoquent les épandages de phytosanitaires au abords des habitations et des lieux publics comme les écoles.

Afin de trouver une solution « dans le dialogue » et « qui n’oppose pas les uns aux autres », il invite le collectif à rencontrer les agriculteurs au travers de leurs fédérations ( La FNSEA, la Coordination Rurale) ceux-là même qui ont , ces 10 dernières années,  fait annuler avec force les ZNT (Zone de non-traitement) lors de chaque tentative de protection de la population par les ministères. On comprend que la partie n’est pas gagnée sur ce point tant que la population ne fera pas bloc contre ces pratiques qui assombrissent notre avenir.

Prendre des mesures rapides et alerter les ministères

Nos arguments scientifiques (provenant de l’INRA, CNRS … ) et nos arguments de bon sens, pour éviter un "crime d’avenir", n’ont eu aucun effet, le sous-préfet répétant qu’il n’était là que pour faire appliquer la loi. La loi ne permet donc pas d'éviter un scandale sanitaire qui arrive à grand pas.

Il faut tout de même retenir les propos encourageants du sous-préfet : Il convient que « les phytosanitaires doivent être utilisés sur des plantes malades et non massivement ou préventivement comme ils le sont actuellement ». Nous lui avons demandé de prendre des mesures dans ce sens au plus vite et qu’il devait faire remonter ce sujet aux ministères compétents.

Les destructions de haies, retournement de prairies et sous-locations : des infos à faire remonter

Après avoir cité des exemples de destructions de haies, de retournement de prairies permanentes (qui doivent, toutes les deux, être protégées dans les plans locaux d'urbanismes intercommunaux) ainsi que des  sous-locations de terrains agricoles, nous avons appuyé sur les difficultés de transmettre les informations afin que ces méthodes destructrices et déloyales cessent et qu’un résultat concret soit perceptible. Il a soutenu notre action en proposant que les maires et citoyens lui transmettent ces informations afin de lui permettre de lancer les enquêtes nécessaires. Nous avons, dans le cadre de l’association, son contact direct et n’hésiterons pas à faire remonter ces informations suite à cette prise de position. C'etait le rôle des gardes champêtres qui ont disparu et nous avons donc demandé au sous-préfet de remettre en fonction des éco-gardes, un vrai lien entre la population et leur environnement.

 

Des portes entrouvertes mais pas de réelle satisfaction.

Tout comme une haie peut être protégée et classée par le choix de notre administration, elle peut cependant être détruite par cette même administration pour l’intérêt dit « public », prenant l’exemple des 1500 mètres de linéaire de haies qui disparaîtront au profit du contournement nord de Maubeuge. Ceci démontre de la fragilité des choix fait en faveur de la protection de notre environnement face à une économie toujours plus aveugle et destructrice. L’administration montre bien des actions positives que nous ne pouvons que soutenir mais ces efforts sont gâchés par un manque de réalisme et de ciblage des causes. Cela laisse apparaitre que les actions entreprises par l'administration ces 40 dernières années, aussi encourageantes qu'elles ont pu nous être presentées, n’ont pas permis d’améliorer la situation et le sauvetage de notre bocage. Notre bocage est en danger ! Cela veut tout dire : Le combat du collectif ne fait que commencer !

Ce samedi 20 juillet 2019 , malgré les vacances et le travail, c’est à plus de 100 que le collectif c’est réuni pour soutenir les arrêtés municipaux anti-pesticides désavoués par Monsieur grimaud , le sous préfet de notre territoire, ignorant le fait qu'ils soient un choix de protéction de la santé publique et de la population. Hélas, celui-ci n’a pas eu la possibilité de libérer son emploi du temps pour un sujet aussi important et sensible à ce moment. Ce sera le Mardi 23 que le collectif le rencontrera afin de lui faire le retour de voix de la population de l’Avesnois.

Voici les photos et le discours du collectif.

Merci encore à tous !

« L’arrachage de haies, le labour profond et les pesticides, leurs méthodes de surexploitation pour gagner plus, toujours plus …. mais à quel prix ?

Au prix de la disparition de notre richesse commune : notre biodiversité. Celle-ci devrait-elle laisser place à une richesse économique, qui en réalité ne profite pas à notre territoire et ses habitants mais à une minorité de spéculateurs qui n’ont pas ce regard émerveillé sur notre bocage et n’ont aucune honte à le voir disparaître ?

Au prix de notre propre santé, celle des populations les plus faibles et de celle de nos enfants : De notre avenir.

Cet avenir faut-il le laisser entre les mains de quelques-uns en fermant les yeux ? Et quel sera le prix à mettre à l’avenir pour soigner toutes ces maladies qui se multiplient et dont le lien avec les pesticides est de plus en plus avéré malgré de puissantes tentatives d'occulter la recherche scientifique. Des maladies telle que le cancer du sang, de la prostate, la maladie d’Alzheimer et de Parkinson …

« Hé petit c’est quoi ta maladie, ha tu es né sans bras, tu as une leucémie ? … c’est triste … mais grâce à Alzheimer, moi je m’en souviendrais plus dans quelques instants »

quel avenir ? Aujourd'hui il fait peur.

Pour notre avenir, il faudrait tuer notre terre et en faire un substrat qui ne sert qu’à tenir les racines d'une seule plante clonée en millions d'individus, nourrie aux intrants chimiques et donc, ne pas hésiter à détruire les réseaux mycorhiziens et les êtres vivant du sol comme les lombric. Cela en labourant toujours plus, plus et plus profond.

Arracher les haies pour voir apparaître inondations et coulées de boues et voir disparaître les animaux sauvages qui y vivent ou s'y nourrissent. Les petits et moyens mammifères, les oiseaux, reptiles et insectes disparaissent a vu d'œil comme disparaît notre bocage.

Les abeilles et insectes mellifères disparaissent et la population des oiseaux des champs est en chute libre comme tant d’autres ...

« Et petit tu sais ce qu’est un vanneau huppé … peut être que tu n'en verra plus jamais car ils ne sont plus dans nos champs … et l'abeille noir ??? Non ? Ha … »

Il y a des solutions et ce n'est pas pour rien que nous sommes le premier territoire bio des hauts de France. L'économie et la nourriture saine ne sont pas incompatible et c’est notre santé, la biodiversité, notre bocage Qui profiteront de nos choix d'aujourd'hui.

C’est pour cela que comme clé de voûte de notre combat, nous appelons nos élus les plus proche : nos maires à user de leur compétence de protection de la population.

Monsieur le sous-préfet, ne désavouez pas les élus municipaux en avançant une illégalité sur leurs compétences de prendre des arrêtés nous protégeant car l'article L. 2212-4 du Code General Collectivité Territoriales semble vous contredire.

Le maire étant le premier officier de police judiciaire de sa commune doit en effet pourvoir à toutes les mesures d’assistances et de secours envers sa population pour la prévention et la cessation de situations de pollution de toutes natures, inondations et fléaux calamiteux tout en apportant les secours nécessaires.

Monsieur le sous préfet, la bienveillance des arrêtés pris contre la pollution et la destruction de l’environnement est totalement en phase avec la protection publique et la gestion de risque

Monsieur le sous-préfet entendez nous, cela fait 2ans que vous avez été dépêché sur notre territoire et nous sommes prêts à vous apporter l’expérience de notre terre natale ou de cœur, de notre bocage qui est le visage de l'avesnois.

Nous avons ici, ce jour une grande biodiversité d’esprit qu’il faut citer et remercier.

Tout d’abord, Les parent d’élèves et les élèves de l’école « Les Petits Loups » d’Anor (Merci c’est pour vous principalement)

Le mouvement nous voulons des coquelicots

L’ASPAS, L'Association de Sauvegarde et protection des animaux sauvages

Les colibris de l’Avesnois

Extinction et rébellion du Valenciennois et de l’Avesnois.

Ensemble pour le climat

L’association Investig'Nature

Les gilets jaunes qui ont une lueur verte aujourd’hui  

La nature sans friture

L'association Mormal Forêt Agir

Anor Environnement

Anne brunneau réalisatrice du film « la guerre des terres »

Les agriculteurs et producteurs locaux qui nous soutiennent

Les médias officiels ou indépendants qui nous sont bienveillants

Les élus qui ont le courage de jouer leur rôle de protection de la population et de la santé publique comme monsieur Rattez, maire d’Ohain et ses conseillers.

Chaque personne venue individuellement

Et donc tous les membres du collectif bocage en danger – Monbocage.fr

Ensemble, on a planté une graine, elle est en train d’éclore … on va la nourrir sainement pour la voir grandir. Merci à tous. » 

Le collectif « Bocage en danger – Monbocage.fr »

Dans la Voix du Nord du 09 juillet 2019, Madame Christiane Lambert numéro 1 de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricole) vole au secours de Monsieur Jean-Christophe Rufin 1° vice-président de la FDSEA 59/62 et délégué d’arrondissement dudit syndicat. Elle déclare : « les agriculteurs ont aussi besoin de soigner leurs plantes, dans la légalité. Et cela, il faut l’expliquer. C’est pourquoi nous sommes en train de mettre en œuvre une charte des riverains. » .

Les pesticides seraient donc de simples médicaments destinés à  soigner des plantes malades dans le but de nourrir les populations.

Monsieur Alexander Grimaud sous-préfet d’Avesnes sur Helpe représentant de l’état, donc de Monsieur Didier Guillaume, ministre de l’agriculture va dans ce sens. Dans un discours inaugural du marché nocturne d’Eppe-Sauvage, il nous explique avec des mots similaires « quand vous êtes malades vous prenez des médicaments, c’est la même chose pour les plantes ».   Les opposants aux pesticides seraient donc selon lui, « des agitateurs prêts à tout pour inquiéter la population. »

Les pesticides, relégués  à la seul fonction de soins, ne seraient donc plus destinés à augmenter la production, éviter le désherbage manuel ou mécanique, utilisé en préventif sur des plantes saines.

En réalité, chacun sait que les pesticides sont utilisés en préventif pour éviter les maladies qui sont dévastatrices sur des monocultures fragilisées par la non diversité génétique des plantes. Les herbicides, tel le glyphosate de Monsanto (Bayer), ont pour but de désherber afin d’éviter le recours  à la main d’œuvre. Les insecticides utilisés contre les insectes ravageurs détruisent aussi les insectes utiles et les pollinisateurs.

L’argument du « pesticide médicament » tend à rassurer et à s’assurer l’acceptation du public. Quant à l’utilisation massive de produits chimiques, elle est destinée en réalité, à assurer une production  suffisante, pour garantir l’alimentation en matière première de l’industrie agroalimentaire. Une mondialisation de la production qui a très peu à voir avec la nécessité impérieuse de nourrir la population locale.

Le danger de ces propos, c’est la négation des effets secondaires liés aux pesticides sur la biodiversité, la santé humaine, la pollution des terres de l’eau. Ces effets secondaires sont en partie connus notamment, sur la santé humaine et d’ailleurs reconnu sur le tableau des maladies professionnelles en agriculture.

L’exemple des antibiotiques dans les élevages intensifs de volailles et de porcs sont utilisés de façon pervertie. Afin d’éviter les maladies, dues aux concentrations animales, l’agriculture intensive détourne régulièrement les fonctions premières d’un produit, faisant fi des conséquences. Des antibiotiques de moins en moins efficaces, par l’utilisation massive, pratiques d’élevage qui mettent en danger la santé humaine.   

Si on comprend que de tels propos soient tenus par les représentants de la FNSEA, connue pour sa position favorable à une agriculture productiviste et industrielle, on peut s’étonner  qu’ils soient relayés par Monsieur Alexander Grimaud sous-préfet de formation urgentiste, un médecin ne pouvant méconnaître les effets secondaires d’un produit, qu’il nomme médicament, sans peser le bénéfice/risque de telles molécules !

Mais est-ce la position du sous préfet médecin urgentiste ou celle de son autorité de tutelle ?

Il est fort à parier que cette position est plutôt celle du gouvernement,  qui remet en cause tous les arrêtés « anti-pesticides » pris par des maires de petites communes un peu partout en France !

Un ministre de l’agriculture, Monsieur Didier Guillaume qui céde régulièrement aux pressions de la FNSEA et des lobbies. Un ministre de l’écologie, plus préoccupé  de la pêche du homard et de la vinification des grands crus que de l’utilisation des pesticides. Un président reléguant ses promesses sur le glyphosate aux calendes grecques !

Nous ne sommes pas étonnés ! Il nous, revient, en mémoire la visite de la présidence Française dans notre région et un petit déjeuner dans un établissement proche de la sous-préfecture….A la même table étaient présents entre autres, Monsieur Gerald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, Madame Anne Laure Cattelot, député de la 12° circonscription, Monsieur Emmanuel Macron Président de la République, Michel Lalande, préfet du nord, et Monsieur Jean Christophe Ruffin responsable de la FNSEA mais présenté comme un agriculteur Lambda. Il a fort à penser que tout ce beau monde défend une même vision de l’agriculture !      

NDLR : Depuis la rédaction de cet article Monsieur François Goullet de Rugy le Ministre de la transition écologique a démissionné remplacé par Madame Elisabeth Borne

C’est au détour d’une balade sur le marché nocturne d’Eppes-Sauvage que nous avons rencontré Monsieur grimaud, le sous-préfet d’Avesnes. Après un discours étonnamment porté sur le bocage et reprenant mot pour mot l’article de la Voix du Nord (lien) publié la semaine dernière, le sous-préfet à porter son attention sur l’un des membres de l’association. Il a montré une proximité très étonnante donnant sa carte de visite et son numéro supposé personnel. Il a parlé de nos articles « que l’on lui a rapportés » et de son intérêt pour nos actions. Alors qu’il aurait pu nous contacter par un moyen bien plus officiel, c’est au cours de cette rencontre qu’il a eu la gentillesse de nous dire que nous étions les bienvenus quand nous le désirons.

Quand nous désirons ? Ça tombe bien on vient le 20 juillet à la sous-préfecture.

Voici le courrier que nous envoyons ce jour même à monsieur le sous-préfet :

« Monsieur le sous-préfet, suite à notre rencontre au marché nocturne d'Eppe-Sauvage, ce vendredi 12 juillet 2019, nous vous remercions de votre invitation que nous acceptons avec grand plaisir.

Vous nous avez fait part de votre disponibilité à nous recevoir, nous vous proposons pour vous rencontrer la date 20 juillet 2019 à 11h, jour où la majorité de nos membres sont disponibles.

Nous sommes persuadés de votre détermination à protéger le territoire de la Sambre /Avesnois.

Nous serions heureux de vous exposer nos arguments en faveur de la protection du bocage, des prairies permanentes, le contrôle et la limitation de l’utilisation des pesticides et intrants chimiques.   

Vous partagez avec nous L’intérêt écologique à protéger notre région son bocage, son Parc Naturel régional et ses zones protégées. Ainsi que le soutien à l’agriculture locale dans la première région bio des hauts de France qui représente avec le tourisme des atouts économiques indispensables à son développement.

Dans une réponse à Monsieur le Sénateur Frédéric Marchand, Monsieur Didier Guilaume, ministre de l’agriculture, évoque clairement l’agriculture intensive : « cette situation n’est pas tenable et ne va pas dans le sens de la trajectoire que nous voulons prendre dans le cadre de la transition agroécologique… » L’intention est louable mais nous semble en contradiction avec la mise en cause des arrêtés des maires.

En tant que représentant de l’état sur notre territoire, nous vous saurions gré de faire remonter aux ministres de l’agriculture et de la transition écologique et des solidarités et de la santé les faits arguments et doléances que nous vous exposerons lors de notre rencontre.

Veuillez agréer monsieur le sous-préfet l'expression de nos sincères salutations.

L’association Collectif Bocage En Danger – MonBocage.fr »

L'évènement du 20 juillet : https://www.facebook.com/events/1328264484002605/

La déclaration de manifestion validée et signée par le sous-préfet 
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Alors que des maires prennent des arrêtés contre les pesticides et arrachages de haies pour protéger leur population, la FNSEA représentée par Jean-Christophe RUFFIN (Président de la FDSEA Nord) et Alexander Grimaud sous-préfet d'Avesnes-sur-Helpe s'allient pour détruire cette avancée dans la protection du public et de l'environnement.

Ils désavouent les élus municipaux dans les médias en avançant une illégalité sur leurs compétences alors que l'article L. 2212-4 du CGCT semble pourtant affirmer l’inverse.

Le maire étant le premier officier de police judiciaire de sa commune doit en effet pourvoir à toutes les mesures d’assistances et de secours envers sa population pour la prévention et la cessation de situations de pollution de toutes natures, inondations et fléaux calamiteux tout en apportant les secours nécessaires.

La bienveillance des arrêtés pris contre la pollution et la destruction de l’environnement est totalement en phase avec la protection publique et la gestion de risque.

Afin d’alerter le sous-préfet et de montrer notre soutien aux arrêtés contre les pesticides et arrachages de haies, nous invitons les habitants de l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe et au-delà à se réunir symboliquement le Samedi 20 juillet 2019 à 10H devant la sous-préfecture. Vous pourrez en profiter pour rencontrer le collectif et pourquoi pas adhérer à l’association Collectif Bocage en Danger – MonBocage.fr .

Affiche à venir !

Le sénateur LERM, Monsieur Frédéric Marchand est intervenu au Sénat avec une lecture clairement inspirée de notre appel du 20juin et de notre pétition.

Le sénateur est directement lié à Madame Joëlle Bouttefeux, adjointe à la mairie d’Anor et suppléante de Christophe Di-Pompéo (député LERM de la 3ème circonscription nord). Malgré cela, ces élus locaux n’ont pas daigné nous consulter avant cette intervention, ce que nous déplorons.

Si vous écoutez attentivement la question de Monsieur le Sénateur Marchand, vous entendrez en réalité, mot pour mot, le texte de la pétition. Le côté positif c’est que notre action remonte au plus haut sommet de l’état, mais cela nous le savions déjà et son intervention ne fait que le confirmer.

Ne soyons pas dupes : le ministre de l’agriculture Monsieur Didier Guillaume semble dans sa réponse se préoccuper de la situation de l’Avesnois, mais dans le même temps donne des consignes à Monsieur Alexander Grimault, notre sous-préfet d'Avesnes-sur-Helpe, pour demander aux maires de retirer les arrêtés « pesticides » en menaçant si besoin de saisir le tribunal administratif.

Il s’agit bien là d’une tentative pour désamorcer le mouvement, en proférant des paroles totalement contraires aux actes sur le terrain. De la communication pure et simple qui est contredite par les attaques récentes contre les maires à qui l’état ne désire surtout pas donner les moyens de protéger leur population !

D’ailleurs Monsieur le ministre dans un lapsus révélateur parle d’empoisonnement avant de se reprendre maladroitement !

 

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